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Jezy Knez

Dessin préparatoire pour une sculpture/plans-relief

sur la base d’une table de 75 x 100 x 165 cm, 2019

Interrogeant la forme architecturale et ses développements en tant que nous figées et non neutre, le duo d’artistes Jezy Knez élabore des univers à la fois utopiques et dystopiques inspirés par des notions politiques et des récits de science-fiction et/ou d’anticipation. Par la confrontation, la greffe ou l’effacement, leurs constructions qu’elles soient tridimensionnelles ou bidimensionnelles travaillent des espaces spécifiques jusqu’à y inscrire des fictions ouvertes, des spectacles d’affrontements de différentes natures et origines supposées, cristallisant un instant de mutation sensiblement décisif mais détaché de toute considération morale.

 

Leur démarche a fait l’objet d’expositions collectives (Biennale de Mulhouse en 2015, à la Galerie RDV et à l’Atelier à Nantes, au Volume à Vern-sur-Seiche etc.) et personnelles (à la Galerie Robespierre de Grande-Synthe, aux Grands Voisins et dernièrement à la galerie Michel Journiac). Guillaume Jezy et Jérémy Knez vivent et travaillent à Lille et Nantes.

 

Pour l’exposition, Jezy Knez présente une oeuvre inédite qui s’inscrit dans un paysage désertique traversé par une architecture fermée (un couloir, un tunnel) infiniment rectiligne. Sa forme tronquée suggère qu’elle se répète de façon globale. L’architecture n’a ni entrée ni sortie. Elle dessine un réseau unique tel une boucle depuis lequel naissent des excroissances architectuées qui recouvrent progressivement le paysage en demeurant hermétiques. En confrontant chaque entité présente en les figeant dans un instant de transition, il s’agit de générer des lectures plurielles de leur origine respective, de leur coexistance et de leur avenir. Le désert est-il un territoire nocif ou un paysage détruit ? Le couloir est-il une forteresse de survie étirable ou un complexe invasif ? L’architecture et le paysage appartiennent-ils à la même ère ?